
Le commerce mondial évolue rapidement, transformant les relations économiques de longue date et créant de nouveaux défis pour les industries et les travailleurs. Avec plus de 90 % des véhicules fabriqués au Canada et 60 % des pièces automobiles exportés vers les États-Unis, le secteur automobile canadien et ses 500 000 travailleurs sont particulièrement vulnérables. Pour assurer une résilience à long terme, notre gouvernement a mis en place une nouvelle stratégie automobile fondée sur cinq éléments clés qui renforceront la compétitivité, soutiendront les travailleurs et positionneront le Canada comme un chef de file mondial dans le domaine des véhicules électriques (VE).
Le premier volet vise à accélérer les investissements dans la fabrication automobile canadienne. Le Canada mobilisera 3 milliards de dollars provenant du Fonds de réponse stratégique et jusqu’à 100 millions de dollars grâce à l’Initiative régionale de réponse tarifaire pour aider les constructeurs automobiles à s’adapter, à croître et à se diversifier vers de nouveaux marchés. Ces investissements s’accompagnent de taux d’imposition réduits pour les fabricants de technologies zéro émission, afin d’encourager l’adoption de technologies propres et la production de véhicules électriques.
Le deuxième élément concerne la rationalisation des politiques de réduction des émissions. Notre gouvernement introduira des normes de gaz à effet de serre plus rigoureuses qui mèneront à un objectif de 75 % de ventes de véhicules électriques d’ici 2035 et de 90 % d’ici 2040. Grâce à ces normes axées sur les résultats, la norme sur la disponibilité des véhicules électriques sera abrogée, offrant aux constructeurs une plus grande flexibilité tout en garantissant des réductions d’émissions significatives.
Troisièmement, la stratégie vise à renforcer la demande intérieure de véhicules électriques. Un nouveau programme quinquennal de 2,3 milliards de dollars pour l’abordabilité des VE offrira des incitatifs à l’achat et à la location pour les Canadiens et les entreprises. En parallèle, 1,5 milliard de dollars provenant de la Banque de l’infrastructure du Canada permettra d’élargir les réseaux nationaux de bornes de recharge et de ravitaillement en hydrogène.
Le quatrième pilier modernisera le cadre commercial et concurrentiel du Canada en améliorant le cadre de remise des droits automobiles, en maintenant les contre-tarifs sur les importations américaines et en approfondissant les partenariats avec des marchés clés comme la Corée et la Chine, afin de diversifier les exportations et d’attirer de nouveaux investissements. Notre gouvernement veillera à assurer des conditions équitables pour les fabricants automobiles canadiens sur le marché intérieur afin de stimuler l’investissement et le développement.
Enfin, le cinquième élément garantit que les travailleurs sont soutenus pendant cette transition. Une nouvelle subvention de travail partagé, une alliance nationale de la main-d’œuvre et 570 millions de dollars consacrés à la formation et au perfectionnement aideront jusqu’à 66 000 travailleurs, y compris ceux touchés par les transformations sectorielles, à se préparer aux emplois de demain.
Ensemble, ces cinq piliers forment une stratégie industrielle ambitieuse qui permettra de bâtir une économie canadienne plus forte, plus résiliente et plus indépendante. Les choix que nous faisons aujourd’hui façonneront l’avenir du secteur automobile pour les décennies à venir. En protégeant ce secteur essentiel, en soutenant les travailleurs et en incitant les constructeurs à produire ici même au pays, nous bâtissons un Canada fort.